Guide 02 · Marchés privés

Club Deals et SPV : Un guide pour l'investissement privé transaction par transaction

Un club deal offre aux investisseurs une visibilité sur une transaction identifiée. Ce contrôle est précieux, mais il remplace le risque de pool aveugle par des questions de concentration, de gouvernance et d'exécution qui doivent être résolues dans les documents.

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Investisseurs examinant une transaction immobilière identifiée autour d'un modèle architectural et de documents de transaction
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Une opération, une décision

Un club deal est un moyen pour un groupe restreint d'investisseurs de participer à une opération spécifique et identifiée du marché privé. Les investisseurs connaissent l'actif proposé avant de s'engager. Un véhicule dédié détient l'investissement, et la participation est régie par les documents préparés pour cette opération.

Cette description est plus utile que la mythologie qui entoure parfois le terme. Un club deal n'est pas intrinsèquement exclusif, supérieur ou aligné. Il ne garantit ni une meilleure tarification, ni un accès privilégié, ni une sortie. Son avantage véritable est plus restreint : il permet à un investisseur d'évaluer et d'accepter une opération plutôt que d'engager des capitaux dans un mandat au titre duquel les actifs seront sélectionnés ultérieurement.

Ce format est apparenté au co-investissement en private equity, sans lui être identique. J.P. Morgan définit un co-investissement comme un investissement direct dans une seule société aux côtés d'un general partner, permettant souvent à ce dernier de réaliser une opération plus importante.1 Un club deal peut être plus large : il peut porter sur l'immobilier, les infrastructures, le capital d'une société privée ou un autre actif ; il peut être assemblé par un sponsor plutôt que proposé aux côtés d'un fonds conventionnel ; et ses participants peuvent investir via un véhicule créé à cet effet.

Cette distinction importe car l'étiquette ne détermine pas les protections. La gouvernance, les frais, les conflits, l'information, les financements complémentaires, la cession et la sortie sont des conséquences de la structure et des documents.

Le choix opération par opération améliore la visibilité. Il ne réduit en rien la nécessité de faire preuve de discernement.

Pourquoi l'investissement opération par opération attire l'attention

Les marchés privés occupent une place croissante dans le système du capital, et les entreprises et sponsors recourent à un éventail plus large de structures pour lever des fonds, prolonger les périodes de détention et gérer les sorties. Les perspectives 2026 de PwC sur le capital privé décrivent des périodes de détention allongées et des entreprises restant privées plus longtemps, ainsi que la croissance des fonds de continuation, des opérations secondaires et d'autres solutions de liquidité.2 L'analyse des transactions d'Invest Europe traite de même le capital de co-investissement et l'effet de levier comme des composantes importantes de la valeur des opérations de private equity en Europe.3

Pour un investisseur, cela crée un univers d'opportunités plus large mais un problème de sélection plus difficile. Il peut exister un accès à des sociétés privées matures, à des projets immobiliers individuels, à des plateformes d'infrastructures ou à du capital de croissance en dehors des marchés cotés. Il en résulte aussi une information continue moindre, une tarification moins observable et une liquidité naturelle plus faible.

Un club deal peut ainsi faire office de passerelle d'accès entre les capitaux individuels et les opérations de marché privé habituellement associées aux family offices, aux sociétés de private equity et aux autres grands fonds d'investissement. Il ne transforme pas l'investisseur en fonds et ne recrée pas la diversification d'un fonds. Son objet est plus précis : rendre une opération identifiée accessible à un groupe restreint, la décision restant prise au niveau de l'opération.

Lorsque plusieurs investisseurs mettent en commun des capitaux pour une opération, l'engagement individuel peut être inférieur au montant nécessaire pour acquérir ou financer seul cette opportunité. Cela peut abaisser le ticket d'entrée pratique pour un participant, mais il n'existe pas de minimum universel : le montant dépend de la taille de l'opération, de la structure, des coûts, des règles d'éligibilité et des documents du véhicule concerné.

L'examen des opportunités institutionnelles peut également être coordonné, le cas échéant, avec CGPH Banque d'affaires. Cette relation peut apporter une perspective institutionnelle supplémentaire à l'évaluation des contreparties, de la structure et de la qualité de l'opération. Elle doit être lue comme faisant partie du cadre d'examen — et non comme une garantie, un aval ou une promesse que chaque opportunité constitue le « meilleur » club deal disponible.

Un club deal répond à cet environnement de cinq manières :

  • Visibilité de l'actif : l'investissement est identifié avant l'engagement.
  • Discrétion opération par opération : l'investisseur peut accepter une proposition et en refuser une autre.
  • Capacité agrégée : plusieurs investisseurs peuvent réunir collectivement une taille d'opération qui serait irréalisable individuellement.
  • Accès aux sociétés privées : le format peut offrir une exposition à une société d'exploitation spécifique, à une plateforme de croissance ou à un autre actif de marché privé en dehors des marchés cotés.
  • Examen de type institutionnel : l'opportunité est étudiée à travers sa propre documentation de due diligence, de gouvernance, de financement et de sortie, plutôt qu'acceptée dans le cadre d'un blind pool.

Chaque avantage a une limite correspondante. Un actif connu crée de la concentration plutôt que de la diversification. Un engagement individuel plus faible ne réduit pas le risque de perte de l'opération sous-jacente. La discrétion suppose que l'investisseur réalise ou comprenne la due diligence au niveau de l'opération. La capacité agrégée soulève des questions de gouvernance entre participants dont les objectifs peuvent diverger.

Club deal, fonds, co-investissement et détention directe

Ces formats ne doivent pas être confondus les uns avec les autres.

Fonds « blind pool »

L'investisseur s'engage sur une stratégie gérée dans le cadre d'un mandat. Le gestionnaire sélectionne et gère un portefeuille sur la période d'investissement. La diversification peut être plus élevée, mais l'investisseur dispose normalement d'une capacité limitée à approuver chaque actif.

Co-investissement aux côtés d'un sponsor de fonds

L'investisseur participe directement à une société de portefeuille précise aux côtés d'un general partner ou de son fonds. J.P. Morgan relève que l'exposition est ciblée et concentrée, et nécessite donc un examen particulier ainsi qu'une capacité de due diligence suffisante.1 Les modalités de frais et de carried interest varient ; l'hypothèse « ni frais, ni carry » ne doit jamais être présumée.

Club deal via un SPV dédié

Un groupe restreint participe à une opération via un véhicule créé à cet effet. Le rôle du sponsor, les droits de gouvernance des investisseurs et les termes économiques sont fixés pour cette opération. La structure peut offrir une visibilité claire au niveau de l'actif, mais le résultat dépend fortement de la qualité du sponsor, des documents et de la gouvernance.

Investissement direct

Un investisseur acquiert directement l'actif ou les titres. Le contrôle peut être plus important, mais il en va de même du besoin en capital, de la concentration et de la charge d'exécution et de supervision.

La bonne comparaison n'est pas « privé contre public » ni « club deal contre fonds » dans l'absolu. Il s'agit de savoir si le format choisi correspond à l'objectif, aux ressources, à la diversification, à la tolérance à l'illiquidité et à la capacité de l'investisseur à comprendre l'opération.

Ce que fait le SPV

« SPV » signifie special-purpose vehicle, ou véhicule à objet spécifique. Il s'agit d'une société ou d'une autre entité juridique constituée à des fins précises : acquérir et détenir l'investissement unique, conclure les contrats afférents, recevoir des financements et distribuer le produit de l'opération.

Recourir à un véhicule unique pour une opération unique peut rendre le périmètre de l'opération plus lisible. L'actif, le financement, les contrats, les revenus et les coûts peuvent être comptabilisés au niveau du véhicule. Cela peut aussi permettre à plusieurs investisseurs de détenir des participations standardisées plutôt que d'apparaître individuellement dans chaque contrat sous-jacent.

Les limites sont tout aussi importantes. Un SPV n'est pas synonyme d'insaisissabilité en cas de faillite, de cloisonnement (« ring-fencing ») ou de financement sans recours. Ces conclusions dépendent de la juridiction, des documents constitutifs, des arrangements contractuels, du financement, du comportement des parties et, en cas de difficulté, du droit de l'insolvabilité applicable. Le discours commercial ne doit pas transformer un objet statutaire en garantie juridique.

Avant d'investir, le lecteur devrait pouvoir consulter :

  • la juridiction, la forme juridique et l'actionnariat du SPV ;
  • l'actif ou la participation qu'il acquerra ;
  • les contrats d'acquisition et de financement qu'il conclura ;
  • toute dette, garantie ou sûreté qu'il pourrait consentir ;
  • l'ensemble des frais et des arrangements avec des parties liées ;
  • le cadre de gouvernance et de reporting ;
  • l'ordre dans lequel la trésorerie est distribuée ; et
  • les mécanismes de sortie et de dissolution envisagés.

Les documents qui créent l'investissement

La présentation explique la thèse. Les documents répartissent les droits et les risques.

Documents constitutifs

Les statuts ou documents équivalents établissent les règles sociétaires du véhicule, les catégories de titres, le capital et le cadre formel de prise de décision. Ils doivent être lus conjointement avec le droit de la juridiction concernée.

Pacte d'actionnaires ou convention d'investissement

C'est ici que la gouvernance commerciale est précisée. Il peut y être traité de la nomination des administrateurs, des seuils de vote, des matières réservées, des droits à l'information, des conflits, des financements complémentaires, de la dilution, du défaut, des cessions et de la sortie.

Documents de souscription

Ces documents consignent l'engagement de l'investisseur, ses déclarations, son éligibilité et ses obligations de financement. Ils peuvent inclure des reconnaissances de risque, des restrictions juridictionnelles et des procurations.

Documents relatifs à l'actif et au financement

Le SPV n'est solide qu'à hauteur de l'opération qu'il conclut. Les contrats d'achat, les documents de prêt, les sûretés, les baux, les pactes d'actionnaires de la société sous-jacente et les contrats d'exploitation clés peuvent affecter significativement la valeur.

Contrats de gestion ou de conseil

Ces contrats identifient qui assure l'origination, l'exécution, le suivi et l'administration, et comment cette partie est rémunérée. Ils sont essentiels pour comprendre les conflits et le coût réel de la structure.

Le cadre pédagogique de l'ILPA sur le co-investissement place les structures juridiques, les dispositions de gouvernance, les documents sous-jacents de l'opération, la gestion des risques et l'analyse d'investissement au cœur du travail d'un co-investisseur.4 C'est également l'état d'esprit approprié pour un club deal.

Gouvernance : les questions derrière l'« alignement »

L'alignement n'est pas un slogan. C'est un agencement de capital, de pouvoirs, d'information et de conséquences.

Engagement du sponsor

Si le sponsor investit aux côtés des participants, le montant, la catégorie de titres, le calendrier et le rang de priorité doivent être communiqués. La participation économique peut renforcer l'alignement, mais elle n'élimine pas les conflits liés aux frais, au contrôle ou aux transactions avec des parties liées.

Conseil d'administration et matières réservées

Les documents doivent distinguer la gestion courante des décisions nécessitant l'approbation des investisseurs. Les matières réservées peuvent inclure une modification significative du plan d'affaires, un nouvel endettement, la cession de l'actif, les contrats avec des parties liées, un changement de gestionnaire, une nouvelle émission de titres ou une prorogation de la durée du véhicule. La liste appropriée dépend de l'opération.

Droits à l'information

Un reporting utile n'est pas simplement un reporting fréquent. Les investisseurs ont besoin d'informations permettant de vérifier la thèse initiale : performance opérationnelle, situation du financement et des covenants, contrats significatifs, base de valorisation, coûts, conflits, litiges et avancement par rapport au plan de sortie.

Conflicts

Un sponsor peut sourcer l'actif auprès d'un affilié, désigner des conseillers liés, gérer plusieurs véhicules intéressés par la même opportunité, organiser le financement, ou percevoir des frais de transaction et de performance. Ces situations ne sont pas automatiquement irrégulières, mais elles doivent être communiquées et encadrées. Les documents doivent préciser qui approuve un conflit et quelles preuves indépendantes sont exigées.

Cascade de distribution

La cascade détermine qui reçoit la trésorerie, dans quel ordre et après quelles déductions. Les investisseurs doivent comprendre le retour de capital, les droits préférentiels le cas échéant, le rattrapage du sponsor, le carried interest ou la participation à la performance, les impôts, les réserves et le traitement des réalisations partielles. Les illustrations doivent être traitées comme des explications, non comme des prévisions.

La concentration est le risque central

Un club deal peut supprimer l'incertitude du blind pool tout en augmentant l'exposition à un seul actif, une seule société, un seul projet, une seule zone géographique, une seule structure de financement et une seule équipe de direction. J.P. Morgan identifie expressément cette exposition concentrée comme une caractéristique de risque plus élevé du co-investissement et souligne la nécessité d'une due diligence rigoureuse.1

L'analyse doit donc porter à la fois sur l'actif et sur la structure.

Le travail au niveau de l'actif peut porter sur le marché, le plan d'affaires, les clients ou locataires, la direction, la concurrence, le titre de propriété, l'état technique, les questions environnementales, les autorisations, la fiscalité, les assurances, le financement, la valorisation et les comparables de sortie.

Le travail au niveau de la structure doit couvrir le SPV, le sponsor, la gouvernance, les frais, les conflits, l'effet de levier, les sûretés, les contrôles de trésorerie, le reporting, les cessions, le défaut d'un investisseur et la dissolution.

La thèse d'investissement doit également être testée face à l'échec. Que se passe-t-il si les revenus sont retardés, si les coûts augmentent, si le refinancement n'est pas disponible, si un jalon de développement n'est pas atteint, si un contrat clé est perdu, si l'acheteur prévu ne se présente pas, ou si la période de détention s'allonge ? Une analyse de sensibilité n'est utile que si les hypothèses et les conséquences sont visibles.

Le cycle de vie d'un club deal rigoureux

1. Origination

Le sponsor identifie une opportunité et établit en quoi elle se prête à une structure en club. À ce stade, une opportunité n'est pas encore un produit investissable.

2. Sélection préliminaire

Le sponsor vérifie le titre de propriété ou l'actionnariat, les contreparties, la fourchette de valorisation, la faisabilité du financement, les principaux risques et la crédibilité de la thèse de sortie. Les propositions faibles doivent s'arrêter à ce stade.

3. Due diligence et structuration

Des travaux commerciaux, financiers, juridiques, fiscaux et techniques sont réalisés selon l'actif concerné. Le SPV, le financement, la gouvernance et les termes économiques des investisseurs sont conçus en parallèle. Les constats significatifs doivent modifier le prix, les protections ou la décision — et non simplement être déposés dans une data room.

4. Accès et examen par les investisseurs

Les investisseurs éligibles reçoivent un accès contrôlé à la documentation. Une expression d'intérêt n'équivaut pas à une allocation engageante. Le temps d'examen compte, car les opérations privées concentrées ne doivent pas être vendues dans l'urgence.

5. Souscription et closing

L'investisseur signe les documents régissant l'opération et effectue le financement selon les mécanismes de closing. Le SPV ne finalise l'acquisition que lorsque les conditions de l'opération sont remplies.

6. Détention et reporting

Le sponsor ou le gestionnaire exécute le plan d'affaires et rend compte de son avancement. La gouvernance doit fonctionner tout au long de la période de détention, et non uniquement lorsqu'un consentement est requis.

7. Sortie et liquidation

L'actif peut être cédé, refinancé, coté ou transféré au moyen d'une autre opération, selon la thèse initiale et les conditions de marché. Le produit est affecté conformément à la cascade, les passifs et réserves sont apurés, et le véhicule est liquidé le cas échéant. Une voie envisagée n'est pas une voie garantie.

Participations tokenisées dans le SPV

Dans le modèle Altherum, les tokens représentent numériquement les actions ou parts du véhicule dédié. La valeur de ce dispositif est de nature administrative : un registre de participation contrôlé et auditable, et un mécanisme technique pour les cessions autorisées.

La participation sociétaire demeure la source des droits. Les documents constitutifs et le pacte d'actionnaires régissent le vote, l'information, les distributions et la sortie. Le registre officiel des actionnaires a vocation à constituer le registre de propriété faisant foi, et le registre numérique doit y être réconcilié.

La tokenisation ne diversifie pas l'exposition à un actif unique et ne crée pas d'acheteur. Toute cession reste soumise aux documents juridiques, à l'éligibilité de l'investisseur, au droit applicable et à l'existence pratique d'une demande.

La liste de contrôle documentaire de l'investisseur

Avant de s'engager, un investisseur devrait pouvoir obtenir ou identifier :

  1. le mémorandum d'investissement et les facteurs de risque ;
  2. les documents constitutifs du SPV et son actionnariat actuel ;
  3. le pacte d'actionnaires et les documents de souscription ;
  4. les documents d'acquisition ou d'investissement principal ;
  5. les modalités de financement, les sûretés et les garanties ;
  6. les contrats de gestionnaire, de conseil et d'administration ;
  7. le barème complet des frais et charges ;
  8. la cascade de distribution assortie d'exemples chiffrés et non promotionnels ;
  9. la politique de valorisation et de reporting ;
  10. la politique de gestion des conflits et les informations relatives aux parties liées ;
  11. les dispositions relatives aux cessions, au défaut d'un investisseur et aux financements complémentaires ;
  12. les dispositions relatives à la sortie, à la prorogation et à la liquidation ; et
  13. les rapports de due diligence commerciale, juridique, financière, fiscale et technique propres à l'actif.

Si une réponse significative n'existe que dans une présentation commerciale, elle ne constitue pas encore un droit fiable pour l'investisseur.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un investissement en club deal ?
Il s'agit de la participation d'un groupe restreint d'investisseurs à une opération spécifique et identifiée, généralement via un SPV dédié. Les documents propres à l'opération individuelle définissent les droits et les risques.
Quel est le ticket d'entrée habituel d'un club deal ?
Il n'existe pas de ticket moyen universel. En mutualisant les capitaux, un club deal peut abaisser l'engagement pratique d'un participant par rapport à l'acquisition ou au financement de l'opportunité seul, mais le montant dépend de la taille de l'opération, du véhicule, des coûts, de l'éligibilité de l'investisseur et des conditions d'allocation. Un ticket plus faible modifie le montant engagé, pas le risque de l'opération sous-jacente.
Un club deal est-il identique à un co-investissement de private equity ?
Pas nécessairement. Un co-investissement désigne généralement une participation directe dans une société aux côtés d'un general partner ou d'un fonds. Un club deal est un format opération par opération plus large, pouvant impliquer d'autres sponsors et d'autres classes d'actifs.
Que fait le SPV dans un club deal ?
Un SPV, ou véhicule à objet spécifique, est une société ou entité juridique constituée pour une opération définie. Il peut détenir l'actif ou l'investissement, centraliser les contrats et le financement, et émettre des participations standardisées aux investisseurs participants. Ses protections juridiques dépendent de la juridiction et des documents ; l'appellation seule ne garantit ni le cloisonnement ni l'insaisissabilité en cas de faillite.
L'investisseur détient-il directement l'actif sous-jacent ?
Généralement pas lorsque le SPV en est propriétaire. L'investisseur détient des actions ou des parts du véhicule et bénéficie des droits attachés à ces participations. La copropriété directe est une structure différente.
Quel rôle CGPH Banque d'affaires peut-elle jouer dans le processus d'examen ?
Le cas échéant, CGPH Banque d'affaires peut apporter une perspective institutionnelle à l'évaluation des contreparties, de la structure de l'opération, du financement, de la gouvernance et de la documentation. Cet examen s'inscrit dans un cadre de diligence, et ne constitue ni une garantie, ni un aval, ni une promesse qu'une opportunité réussira ou produira un résultat donné.
Un investisseur peut-il céder une participation dans le SPV avant la sortie ?
Uniquement si les documents régissant l'opération, le droit applicable, l'éligibilité de l'investisseur et les conditions de marché le permettent. Des droits de consentement, des périodes de blocage (« lock-up ») et des droits de préemption peuvent s'appliquer, et il se peut qu'aucun acheteur n'existe.
Quels sont les principaux risques d'un club deal ?
Les principaux risques peuvent inclure la perte en capital, la concentration sur un seul actif ou une seule société, l'illiquidité, l'effet de levier, le risque d'exécution et de valorisation, les conflits, les besoins de financement complémentaires et les changements dans la voie de sortie envisagée. Un club deal ne promet aucun rendement, et un ticket d'entrée plus faible ou un examen institutionnel ne suppriment pas ces risques.
Les club deals sont-ils moins risqués que les fonds ?
Ils présentent un profil de risque différent. La visibilité de l'actif et le choix opération par opération peuvent réduire l'incertitude sur ce qui est acquis, tandis que la concentration sur une seule opération peut accroître la gravité d'une perte. La réponse dépend de l'actif spécifique, de la structure et du portefeuille de l'investisseur.
Quels frais s'appliquent ?
Il n'existe pas de modèle universel. Les frais peuvent inclure des commissions d'origination, de transaction, de gestion, d'administration, de financement, de suivi, de performance et de sortie, ainsi que des coûts liés à des tiers. Tous les montants, bénéficiaires et arrangements avec des parties liées doivent être communiqués.
Qui décide du moment de la sortie ?
Les documents régissant l'opération doivent répartir ce pouvoir entre le conseil, le sponsor et les actionnaires, préciser les seuils de vote et traiter des prorogations ou des voies alternatives. Une date cible ne constitue une certitude contractuelle que si les documents en disposent ainsi.

Conclusion éditoriale

L'attrait intellectuel d'un club deal tient à sa franchise : un actif, une structure, une décision. Sa rigueur consiste à refuser de confondre franchise et simplicité. L'investisseur doit comprendre l'actif, le SPV, les personnes qui le contrôlent, les termes économiques entre participants et le chemin de l'acquisition à la réalisation.

Ce guide a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement, juridique ou fiscal, ni une offre ou une sollicitation. Les investissements sur les marchés privés peuvent comporter un risque de perte en capital, de concentration et d'illiquidité prolongée. Toute décision doit reposer sur les documents de l'opération concernée et sur un conseil professionnel indépendant.

Sources

Sources were accessed and verified for this guide on 26 July 2026.

  1. Source 1

    J.P. Morgan Asset Management

    The growing opportunity in private equity secondaries and co-investments (2023)

  2. Source 2

    PwC

    Private Capital 2026 Outlook (5 février 2026)

  3. Source 3

    Invest Europe

    Transaction Value Analysis 2015–2024 (2025)

  4. Source 4

    Institutional Limited Partners Association

    Private Equity Co-Investing for the Limited Partner